Un Homme très Recherché de John Le Carré
Par méconnaissance, je ne suis pas un lecteur assidu de John Le Carré. Mais j'ai dégusté il y a peu le film la Constance du Jardinier (tiré de son livre paru en 2001) et lu des critiques plutôt élogieuses de son dernier livre, Un Homme très Recherché. Alors par curiosité, je me suis plongé dans ce roman, plus roman d'espionnage que roman policier, avec un fort crédit d'intention et une sympathie initiale que ma lecture n'a fait que renforcée. Ici, point d'action (ou si peu) mais des personnages complexes, ambigus, denses, que l'on prend un malin plaisir à suivre dans une histoire mêlant terrorisme, finance, lutte des services spéciaux, le tout servi par une écriture et un style aussi précis qu'efficace. Sans être le chef d'œuvre attendu, j'y ai pris du plaisir !
L'homme très recherché, éponyme du titre, est Issa, jeune musulman, clandestin, tchétchène, cumulant donc un certain nombre de handicaps dans cette ville de Hambourg dont les services de sécurité se demandent encore comment les responsables des attentats du 11 Septembre ont pu séjourner dans leur bonne ville sans être inquiétés. Une jeune avocate idéaliste va lui venir en aide auprès d'une banque d'affaires pilotée par un vieil écossais bon teint, archétype du banquier d'affaires vieillissant.
John le Carré tisse très habilement les liens complexes entre ces trois personnages, pétris de doutes et de contradictions, mais toujours faits de chair et de sens. Il décrit aussi bien leurs interrogations politiques que leurs pulsions physiques, noyés dans une histoire qui va les dépasser. Roman d'espionnage oblige, les chassé-croisés des différents services secrets, américains, allemands, anglais, conduisent ici malheureusement au constat sans équivoque de la perte des libertés premières sous couvert de lutte contre le terrorisme. Plus de sécurité au détriment de la liberté. Même après le 11 septembre, le jeu en vaut-il la chandelle ? Non, est en train de répondre un certain Barack Obama, dans cette période post W Buch, I hope so !
John le Carré tisse très habilement les liens complexes entre ces trois personnages, pétris de doutes et de contradictions, mais toujours faits de chair et de sens. Il décrit aussi bien leurs interrogations politiques que leurs pulsions physiques, noyés dans une histoire qui va les dépasser. Roman d'espionnage oblige, les chassé-croisés des différents services secrets, américains, allemands, anglais, conduisent ici malheureusement au constat sans équivoque de la perte des libertés premières sous couvert de lutte contre le terrorisme. Plus de sécurité au détriment de la liberté. Même après le 11 septembre, le jeu en vaut-il la chandelle ? Non, est en train de répondre un certain Barack Obama, dans cette période post W Buch, I hope so !