Carmen Nevada d'Alan Watt
Posté par Hardboiled le 19 avril 2005, (populaire)
La encore on s'éloigne du Polar , mais la façon de fouiller les personnages et surtout la relation pére-fils mérite les quelques heures consacrées à cette lecture. Pour la suite de la critique.....Dés le début du livre, on est vite accroché au récit. Neil Garvi, teenager au lycée joue les quaterbacks vedette dans l'équipe de football (américain). Il est certes doué (un agent l'a même repéré et il pourrait intégrer une équipe d'université) mais il se prend la tête, joue les caïds et un soir après avoir beaucoup bu, il écrase un lycéen. Son père, shérif de la ville, cache le corps et décide de dissimuler ce meurtre (sans même une parole pour son fils). Mais le poids de la culpabilité sera t'il trop lourd à porter pour Neil?
L'histoire du meurtre (ou de l'accident) laisse vite la place à la complexité des sentiments de remords de conflit moral et fait ressaigner des vieilles plaies mal refermées entre le père et le fils. Toute la description de ces tensions perefils sont de fait la trame du roman avec tous les non dits, les tentatives d'explication avortées, les rites comme ces sorties périodiques pour aller voir le chanteur Neil Daimond à Las Vegas (vu ici comme l'exutoire des péchés ou l'illusion de l'échappatoire d'une existence morne et sans relief). A noter que le titre original est "Diamonds Dogs" en référence à Neil Diamond ou à la chanson de David Bowie. Le livre retrace et décrit assez bien le combat intérieur de l'adolescent face à un père autoritaire (en apparence) et la façon dont cet "enfant" se construit peu à peu face à l'adversité et face à des secrets enfouis au plus profond de son âme et celle de son père. Et la mère, me direz vous?? Elle est présente dans le récit mais en filigrane et en catalyseur des secrets évoqués plus haut. Je vous laisse découvrir tout cela. Lecture rapide, efficace, prenante et ouverte vers d'autres réflexions prolongées.