Danse avec l'ange de Ake Edwardson
Posté par Hardboiled le 15 juillet 2005, (populaire)
De même, suivre les différents personnages, qu’ils soient de l’équipe de Winter ou de Londres tient plus du vagabondage et de l’éparpillement que de l’analyse en profondeur. Ils ont également a des velléités d’introspection ou de réflexions, tout comme lui, mais cela reste parfois superficiel ou mal dégrossi, tel « l’aventure » de la toute jeune recrue Bergenhem qui manque de se brûler les ailes à flirter de trop près avec le monde interlope des nuits suédoises.
Autre petite gêne (tel un caillou dans la chaussure), les dialogues apparaissent parfois mal maîtrisés ou un peu surréalistes. Ils sont souvent sensés installer un climat entre les personnages mais tombent la plupart du temps un peu à plat sans réelle magie. C’est bien dommage et la lecture laisse donc à la fois circonspect et étonné, voire même frustré, car on sent le potentiel derrière ce premier roman qui ne demande qu’à se libérer.Il s’agit je le rappelle des premières aventures du commissaire Winter qui en comprend sept, pour l'instant les quatre premiers seulement sont traduits en français. Ayant lu (avant celui-ci) un autre des livres de Ake Edwardson (Ombre et soleil), je peux donc vous dire sans hésiter et sans vous tromper que les autres livres de Edwardson valent le détour et font preuve de beaucoup plus de maturité que celui-ci. Même si ce billet vous paraît un peu dur, on ne critique fort que ce que l’on aime fort, alors n’hésitez pas accorder , comme moi, tout le crédit possible à ce suédois, bon teint, digne représentant de l’école scandinave (que vous pouvez retrouver dans le dossier spécial qui lui est consacré). A noter que ce premier roman a obtenu le Grand prix du Roman policier suédois en 1997.