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Oscars et Polars
Posté par Hardboiled le 11 février, page modifiée par Hardboiled le 23 février, (populaire)
Paillettes, flashes qui crépitent, tapis rouge, tous les ingrédients d'une bonne soirée des Oscars devront être réunis ce 24 février pour décerner les petites statuettes tant convoitées. Le polar a rarement été à l'honneur dans ces soirées, encore que, dans les années fastes 40-50 des romans et films noirs, certaines œuvres sont devenues quasi mythiques avec des comédiens et comédiennes transformées en véritables icônes du septième art. Aussi Hardboiled vous offre des flash-back incontournables pour retrouver les Bogart, les Barbara Stanwyck et autres James Gagney dans des films devenus des classiques, même ceux qui n'ont obtenu aucune statuette, bien que multi-nominés.
Précision
A noter que dans cette sélection toute subjective,
Un Oscar, une statuette convoitéej'ai volontairement
écarté les films du maître britannique Alfred Hitchcock que j'ai du mal à considérer comme Hardboiled, même si ses films sont souvent très noirs. De plus, les classiques retenus sont majoritairement, pour ne pas dire exclusivement, des films américains des années 40-50, la plus belle période de référence des films et polars Hardboiled. Question de convention !Je suis sur que vous avez beaucoup d'autres références, des films que je n'ai pas mentionnés, alors contribuez à enrichir cette liste !
Les plus beaux oscars du Polar
l'oscar du meilleur film pour une histoire adaptée d'un roman de Daphné du Maurier, pas franchement connue comme collègue de travail des Chandler et autres Hammett. Néanmoins, le maître Hitchcock (déjà une première entorse à ma convention) réussit pour son premier film américain, un film assez noir avec pour principal personnage la maison isolée dans laquelle la peur sera irrémédiable. | |
meilleur film avec un Bogart pas encore oscarisé (il le sera pour African Queen en 1951). Même si ce film n'est pas à proprement parler un polar, il n'en reste pas moins un classique avec Bogie. | (The Lost Weekend), meilleur film, meilleur réalisateur pour Billy Wilder et Ray Milland, meilleur acteur dans ce film.Autre film noir cette année-là, Le Roman de Mildred Pierce (Mildred Pierce) dans lequel Joan Crawford sera sacrée meilleure actrice. Que du beau monde ! |
Les nominés mais oubliés des Oscars
L'Ennemi public (The Public Enemy) de William Wellman où James Cagney campe un gangster qui veut venger son ami. Pour son premier grand rôle, il y donnera toute sa mesure avec un démesure qui confinera à la transe ! James Cagney a été également nominé en 1938 pour Angels with Dirty Faces de Michael Curtiz, film dans lequel deux amis d'enfance vont avoir des destinées croisées et bien dissemblables, l'un deviendra prêtre et l'autre voyou. | Toujours en 1931, M (M le Maudit) fait
le pont entre l'expressionnisme allemand d'avant guerre et le réalisme des films noirs d'après guerre.Et si ce film avait finalement posé définitivement les codes esthétiques du film de genre, repris à profusion et avec plus ou moins de bonheur par tous les réalisateurs américains des polars des années 40 et 50 ? |
| Un extrait de The Maltese Falcon. Flash plugin or Javascript are turned off. Activate both and reload to view the object
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Vous pouvez
aller voir un extrait dans le dossier consacré Les Plus beaux Baisers du Polar. | |
avec l'inoubliable Gene Tierney, même si le film ne remporte "que" l'oscar de la meilleure photographie pour Joseph LaShelle, mais est nominé pour le meilleur acteur de second rôle (Clifton Webb), la meilleure réalisation (Otto Preminger), le meilleur scénario et le meilleur décor intérieur noir et blanc. Ce film réussit l'osmose entre un sujet, l'originalité de sa construction, l'équilibre des personnages et la qualité de leur interprétation, servis par les procédés et le travail de la mise en scène et un thème musical devenu un standard du jazz. Certains grincheux pourraient y voire une pâle copie de l'œuvre du maître Hitchcock avec son Rebecca, film primé avec l'oscar du meilleur film en 1940. | Découvrez Gene Tierney Flash plugin or Javascript are turned off. Activate both and reload to view the object
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sera nominé 4 fois avec une narration tout en flash-back où l'on voit un Burt Lancaster se faire buter dés le début du film et une Ava Gardner plus belle que jamais. Je vous avais déjà suggéré l'achat du superbe coffret de ce classique comme cadeau de Noël 2007. | En prime un extrait de The Killers. Flash plugin or Javascript are turned off. Activate both and reload to view the object
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| Toujours la même année,
Ace in the Hole de l'omniprésent Billy Wilder sera nominé avec une prestation de Kirk Douglas digne des meilleurs. Le film est plus une fable ironique sur les médias qu'un pur film noir. |
Pourquoi n'ont ils rien eu ?
Scarface d'Howard Hawks avec Paul Muni ne sera même pas cité, mais fera par la suite l'objet d'un remake remarqué de Brian de Palma avec un Al Pacino habité ! |
j'hésite
à mentionner Gilda de Charles Vidor, mais juste pour la prestation de Rita Hayworth qui ôte ses longs gants noirs avec une sensualité à faire damner tous les voyous de la terre. Retrouvez cet extrait mémorable dans Les Plus beaux Baisers du Polar. |
dans son premier rôle en vedette dans un film de série A, prête son flegme et son laconisme si singulier à une histoire où le combat entre poids du passé et volonté du présent le dispute au fatalisme inexorable et à la perversité, le tout magnifié par un noir et blanc qui fait de ce film une œuvre fondamentale du film noir. |
Toujours en 1955, Du rififi chez les hommes, de Jules Dassin; je sais c'est un film français mais il a été nominé à Cannes (c'est pas Los Angeles, mais quand même et les américains eux-mêmes considèrent Cannes comme la Mecque du cinéma. Et puis, j'ai récemment consacré un dossier à Albert Simonin, Le Chateaubriand de la pègre. |
de Stanley Kubrick que je considère comme un modèle du genre avec un Sterling Hayden au sommet de sa forme et sur un scénario d'un pape de la Série Noire, j'ai nommé Lionel White, le Spécialiste des Gros Coups! |
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Et après les années fastes ?
Après les années fastes 40-50 du film et roman noir Hardboiled, il faudra attendre le début des années 70 avec une vague de très bons films reprenant le flambeau du polar plus ou moins noir.
avec le très speedé French Connection de William Friedkin qui obtiendra la bagatelle de 3 statuettes, Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur acteur pour Gene Hackman.
on débute la saga des Parrains, avec le numéro 1, Le Parrain (The Godfather), Meilleur film et Marlon Brando récompensé comme Meilleur acteur.Après j'abandonne, car il faudra attendre 2006 pour voir un vrai polar obtenir la récompense suprême, Oscar du Meilleur Film, avec Les Infiltrés d'un certain Martin Scorsese. Et encore s'agit-il d'un remake de la trilogie hongkongaise Infernal Affairs de Andrew Lau.
En Conclusion
Ironie de l'histoire quand le film noir américain va puiser son inspiration en Asie, 40 ans après son age d'or.
La boucle est pratiquement bouclée puisque ces mêmes réalisateurs asiatiques revendiquent pour beaucoup des influences de réalisateurs occidentaux comme Melville, Godard et le même Scorsese, comme en témoigne le dossier consacré à un Effet de Mode ou Vrai Renouveau du Film Policier Français. Et oui, les Robert Mitchum, Barbara Stanwick et autres Ava Gardner sont remplacées par les Tony Leung, Gong Li et Maggie Cheung.Comme quoi, la thématique du polar reste universelle, Les Bons et les Méchants n'ont pas fini de se colleter















