Livres
Retrouvez ici mes impressions de lectures, des nouveautés, des livres un peu plus anciens, des coups de cœur ou des coups de gueule .... Enfin, quelques lignes pour vous faire partager mes lectures ou juste histoire de vous donner envie de lire. Evidemment ces choix sont purement subjectifs et parfois je vagabonde vers d'autres genres (encore que..) et toutes mes lectures ne donnent pas systématiquement un article ici (heureusement pour moi et pour vous !!). Quoiqu'il en soit jetez un coup d’œil ... Merci de vos réactions !
![]() | God's Pocket de Pete Dexter - L'art diabolique du contre-pied sied magnifiquement à Pete Dexter, ici pour son premier roman (publié en 1983 aux USA). Roman noir, s'il en est, par l'omniprésence du mal et de la douleur de vivre, par ses descriptions ciselées des personnages ordinaires, par la violence des situations, il devient par le détour de scènes incroyables et inattendues aussi drôle que jubilatoire, aussi incongru que sentimental. Imaginatif, efficace, rythmé, drôle, sombre, l'auteur y déploie une superbe panoplie d'intelligence et dextérité pour délivrer un vrai bijou. Du chien qui éternue sur les fesses d'un vieux journaliste en train d'honorer une dame, du cadavre embaumé de Léon Hubbard qui se balade tout au long du livre, en passant par la vieille tante Sophie qui défouraille plus vite que deux mafieux rompus aux armes à feu, ces éclairs sont comme des feux d'artifice tirés dans un ciel très sombre, qui dépeint God's Pocket, quartier pauvre de Philadelphie, par ailleurs ville aux records de criminalité. J'avais découvert Pete Dexter avec , que j'avais déjà chaudement recommandé, alors précipitez vous sur ce livre et sur toute sa production traduite en français. » Page modifiée le 20 juillet |
![]() | Dope de Sara Gran - Je dois commencer par un aveu : j’ai acheté Dope de Sara Gran à cause cette couverture où des lèvres pulpeuses flirtent avec une cigarette, pas loin de se transformer en mégot, sous des volutes qui vous conduisent tout droit vers ce titre un rien provocateur Dope. Merci donc pour cette couverture attractive, car je n’ai pas regretté ce choix pour un bon petit polar, agréable à lire, vivant, avec des personnages auxquels on croit, aussi louches qu'attachants et une héroïne, Joséphine (notez le côté désuet de ce prénom dans un Polar), qui connaît d’autant mieux ce milieu, qu’il a été le sien il n’y a pas si longtemps, quand elle se piquait dans le creux des bras et qu’ elle subissait la loi de flic véreux. Le fait d'avoir situé le récit dans le New York des années 40-50 lui donne un côté un peu suranné, voire même un goût de pastiche ou d'hommage bien troussé aux classiques du genre. Mais cela n'enlève rien aux descriptions du monde interlope de la drogue, des dealers, des bas-fonds new-yorkais et de la vie âprement dure des putes camées et perdues. » Page publiée le 20 juillet |
![]() | Zulu de Caryl Ferey - Sans froisser les louangeurs dithyrambiques qui se sont penchés sur ce roman, comment dire que ce Zulu de Caryl Ferey ne m’a pas spécialement ému, parfois un peu ennuyé, pratiquement jamais embarqué et par moments un perdu dans des dédales tortueux. J’avais retenu ce livre d’abord pour le contexte sud africain, et il est vrai que les destinées croisées des laissés pour compte des townships et autres bantoustans sont bien présents, histoire de nous rappeler que le miracle sud-africain et la magie Mandela n’ont pas encore atteint les touchés du sida, et que la violence permanente va de paire avec la misère et le chômage. Mais un ton un peu dogmatique lié à une approche assez décousue de l’intrigue m’ont vite déconnecté des personnages et principalement du supposé héros de l’histoire, le Chef Zoulou de la Police Criminelle du Cap. Ses tourments, ses relations avec les femmes, sa mère, son passé lié à l’apartheid, tout cela est abordé sans jamais vraiment nous entrainer bien loin. On ne s’y attache d’autant moins que l’auteur bascule régulièrement vers un autre personnage central, son collègue blanc, qui deviendra au fil des pages l’épine dorsale du bouquin. » Page publiée le 20 juillet |
![]() | Méfiez vous fillettes ! - 4ème de couverture : S'il n'avait pas fait si chaud à Saint Louis cette nuit-là, si deux journalistes ne s'étaient pas saoulés pour l'oublier au point de tout croire possible, s'ils n'avaient pas eu l'idée d'appeler un taxi pour se réfugier dans le seul endroit frais sur des kilomètres à la ronde, si le chauffeur n'était pas entré avec eux dans la morgue et n'avait pas soulevé le drap cachant le corps voluptueux d'une jeune prostituée, s'il n'y avait pas eu cet instant trouble où les tabous les plus forts peuvent sauter, alors Philips ne se serait sans doute jamais assis dans la fraîcheur blanche des carrelages pour raconter l'étonnante histoire de Raven et Sadie Perminger… » Page modifiée le 7 juillet |
![]() | Instinct du couple Jérôme Chanut et Nathalie Hug - Vous cherchez un Polar pour l’été ? Et pourquoi pas un Thriller un peu spécial : Instinct du couple Jérôme Chanut et Nathalie Hug qui viennent nous déranger un peu plus : Et s’il suffisait de 25 tueurs pour plonger la France dans le chaos ? Une meute sans visage dressée par un pervers de génie pour frapper leurs cibles avec une perfection terrifiante… Et s’il suffisait d’un seul homme ? Pour que nous nous mettions tous à douter…Après Prédation et Stigmate, ce nouveau thriller se veut un peu plus dérangeant encore. Ce Livre, publié aux éditions www.editionstelemaque.com a été sélectionné par la www.fnac.com dans « Attention Talents ». A suivre, dès que je l’aurais lu ! Page modifiée le 7 juillet |
![]() | Charades pour écroulés - La quatrième couverture de la collection carré noir : "Betty était assise à côté de moi sur la banquette. Elle regardait droit devant elle, sans dire un mot. Elle ne voyait pas le brouillard, ni l'arrière du camion que nous étions sur le point de dépasser. Elle ne voyait rien. Elle était là, comme la statue du désespoir.Comme quelqu'un qu'on est en train d'emmener à la mort. Ou alors elle était la meilleure petite simulatrice qu'il m'ait jamais été donné de rencontrer" » Page publiée le 14 juin |
![]() | Le Pic du Diable de Deon Meyer - C'est en ce moment la mode des livres où la même histoire est vécue et racontée aux travers des yeux de différents personnages. Deon Meyer ne déroge pas ici à cette règle avec un livre "chorale" où trois destins se croisent dans un même histoire passionnante et douloureuse. Mais il le fait avec un supplément de talent qui rend ces personnages plus attachants, plus réels, plus psychologiquement tourmentés enfin proches de nous. Cette narration croisée nous fait découvrir Thobela, guerrier xhosa, que le meurtre de son fils par une balle perdue lors d'un cambriolage va transformer en justicier aveugle et parfois équivoque, Christine, devenue call-girl en réponse à une éducation dure par un père Afrikaner puritain et autoritaire et enfin Griessel, flic en proie aux tourments de l'alcool et en rupture des liens familiaux. Si le livre est magnifiquement construit avec beaucoup de contraste, d'humanité et de violence, il le doit en grande partie au talent narratif de Deon Meyer qui malgré les méandres d'un récit labyrinthique maîtrisé nous conduit à une proximité touchante vis à vis de ses personnages. Toutefois, le livre m'a laissé un petit goût amer avec des arrières pensées un rien équivoques sur l'auto défense et la justification de la justice personnelle. » Page publiée le 3 mai |
![]() | Faux Semblants de Jeff Abbott - Terriblement efficace mais tellement prévisible ! Bon, je dois l'avouer j'ai été drôlement accroché à ce livre pour aller jusqu'au bout le plus rapidement possible. Mais, toutes les ficelles des thrillers "made in USA" que l'on a lus et relus a satiété ces derniers temps, finissent par un peu gâter le plaisir. Découpage en courtes séquences, croisement des visions de chaque personnage, petits détails parsemés ici et là pour permettre l'ajustement du puzzle final, rebondissements, voilà tous les ingrédients d'un bon film américain que l'on a vu déjà mille fois et que l'on aura oublié sitôt vu. Certes, Jeff Abbott est plutôt efficace et tente de démarquer ses personnages des clichés habituels, comme avec ce duo d'enquêteurs, un juge, à la dégaine plus proche de celle d'un surfeur adolescent attardé et vaguement flémard, que du costume croisé d'un politicard retors et une inspectrice pas si sure d'elle-même et récemment divorcée. Manipulations, zones d'ombres, secrets de famille profondément enfouis, tout est donc Faux semblants pour un polar à lire rapidement sur la plage, au lit ou dans le train. » Page publiée le 6 avril |
![]() | Pronto d'Elmore Leonard - Harry Arno est un book de Miami âgé de 66 ans qui décide de prendre sa retraite mais suite à une info d'un flic; il apprend que le FBI lui fait un enfant dans le dos pour coincer son chef Jimmy Cap.
Donc Jimmy Cap mort à l'hameçon et envoi deux hommes à lui pour liquider proprement Arno. Mais c'est sans compté sur Givens, un Marshall qui a bien connu Arno et qui est aussi chargé de le retrouvé car un mandat d'arrêt cours sur sa tête. Tout ce beau monde va se retrouver à Rapallo en Italie lieu de retraite de Harry Arno.... » Page publiée le 31 mars |
| Des Vies parallèles de Jose Ovejero - Est-ce bien un polar ? Pas si sur, car la trame policière est aussi mince que le portefeuille de Daniel, chiffonnier à ses heures, tout droit sorti d'hôpital psychiatrique et titulaire d'une de ces vies parallèles. Avec les autres personnages de ce roman sombre, ils forment un kaléidoscope aussi varié qu'hypnotique où s'entrecroisent les destins d'un banquier belge, d'un avocat machiavélique et hautain, d'un ancien sbire congolais et d'une paumée rêveuse. Une écriture ciselée, des portraits profonds, des digressions sociales et politiques intéressantes font la richesse de ce roman qui se lit avec intérêt et avec juste la pointe de curiosité pour vous amener doucement vers la chute, aussi sombre que le roman. » Page publiée le 24 mars | |
![]() | Mon pote le vendu de Bill Pronzini - Un flic abattu, sur son seuil, par un Chinois.
Et son copain le privé, blessé lui aussi, mais moins gravement, se met en rogne. Car il découvre qu'on avait tenté d'acheter son copain, pourtant réputé pour son intégrité. Alors, il enquête. Dans Chinatown. Ce qui signifie dangers multiples et coups tordus. » Page publiée le 9 mars |
![]() | Le Canard en Fer Blanc de Day Keene - Jim Bishop est un aventurier qui parcourt l'Amérique centrale et du sud depuis une dizaine d'années comme aviateur quand il se fait arrêter pour meurtre et est condamné à mort. Le bouquin commence quand Bishop est en taule dans un bled d'Amérique Centrale.... » Page publiée le 17 février |
| L'Homme qui marchait avec une balle dans la tête de Philippe Pollet-Villard - Chronique d’un gangster ordinaire, ce livre est une sorte de road-movie singulier et attachant, tout simplement parce qu’il nous parle au cœur. On est ici loin, très loin, de certains canons actuels faits de sang, de sexe, de violence gratuite. C’est un premier roman de l’auteur mais c’est surtout une réussite car ce personnage de gangster qui fait des casses comme on devient représentant de commerce ou mécanicien pourrait être votre copain d’enfance à qui la vie a joué un mauvais tour. Une vie donc, remplie de tous ces petits riens qui vous font grandir, de ces quelques grands drames qui vous font vieillir prématurément. » Fichier attaché le 4 février | |
![]() | Un hiver de glace de Daniel Woodrell - Pour démarrer cette nouvelle année, j'ai ressorti un polar d'ambiance aussi glacial que sombre. Vous frissonnerez, mais sans savoir si c'est d'effroi ou de froid. Daniel Woodrell nous narre la quête d'une jeune fille partie à la recherche d'un père disparu, moins par amour filial que par nécessité impérieuse, pour ne pas perdre le peu qu'il lui reste. Car il faut dire que cette petite de seize ans doit s'occuper seule de ses deux petits frères et s'accommoder d'une mère devenue folle. L'enjeu est de pouvoir garder la maison dans laquelle tout ce petit monde survit et que la disparition du père met en péril. Voilà le tableau est brossé et il s'avère dur, brutal, foncièrement noir même si la neige recouvre les paysages de cette campagne reculée américaine. » Page modifiée le 3 février |
![]() | Les Allongés de Charlie Williams - Chronique d'un petit malfrat de province anglaise ou dérive d'un psychopathe un peu bas de plafond ? Les allongés de Charlie Williams est un peu des deux avec les déboires de Royston Blake qui passe du statut de videur en chef respecté de la seule boîte de nuit de Mangel à la spirale infernale des meurtres et violences pour tenter de retrouver son honneur perdu. Mais cette descente aux enfers est aussi l'occasion de découvrir les limites de ce cher Royston, qui croît fourbir ses armes et monter des plans astucieux mais qui ne fait que réagir à ses pulsions primaires qu'elles soient sexuelles, violentes ou vénales. Quand la bêtise crasse le dispute à la méchanceté, quand la violence est au service d'une virilité primaire, on hésite entre rires, consternation, jubilation ou écœurement. » Page publiée le 2 janvier |
![]() | Cripple Creek de James Sallis - Partagé pour ne pas dire déçu. James Sallis a souvent été un des meilleurs impressionnistes du polar. J'en veut pour preuve que j'avais dévoré en son temps et qui me l'avait fait découvrir. J'ai voulu transformé cet essai avec ce nouveau livre. Sa puissance évocatrice et sa qualité d'écriture font toujours merveille pour cette somme d'histoires, de scènes, de personnages, de digressions, d'anecdotes et d'actions. Il sait installer une atmosphère, souvent pesante, souvent nostalgique, mélancolique, voire désabusée, mais toujours pleine d'émotions ou de violence faisant dérouler les chapitres telles des pièces finement ciselées d'un puzzle à venir. Sauf que le puzzle, il tarde vraiment à venir et j'ai eu un mal fou à en garder le fil directeur et à lui trouver une image d'ensemble. Quand la narration elliptique est poussée à l'extrême, l'ellipse s'aplatit, finit par s'estomper et devenir le fil tenu qui relie le lecteur au bouquin. Perdu dans ces ellipses successives et ces digressions variées, ce fil finit par casser, certes avec beauté et élégance mais il casse ! De la promesse d'un polar impressionniste digne de James Sallis, je suis passé à la déception d'un patchwork d'histoires écrites certes avec qualité mais au final, décousu et trop flou. » Commenté le 9 décembre 2007 |
![]() | Les Boxeurs Finissent mal ..en général de Lionel Froissart - Un livre en douze rounds ? douze chapitres plutôt, sur le monde de la boxe avec tous les ingrédients habituels, (pas très éloignés du polar d'ailleurs), des durs à cuire (au sens propre), des gangsters, des destinées cruelles, des femmes vénéneuses. La trouvaille du livre, c'est de combiner des faits réels avec un soupçon de romanesque et quelques changements de décor. Pour les nostalgiques, on retrouve les grands boxeurs qui ont fait l'actualité, de Jake la Motta à Carlos Monzon en passant par Cerdan et the Greatest, Muhammad Ali. Des personnages hors du commun vus par des angles inhabituels. » Page publiée le 11 novembre 2007 |
| Avant le Gel de Henning Mankell - Je termine mon périple dans le Polar Scandinave avec Linda Wallander, digne fille de son père, le plus ténébreux que jamais flic cher à Mankell, Kurt Wallander. Heureusement que les brumes hivernales s’éloignent car Avant le Gel est surtout une plongée plus que glauque et déprimante dans l’enfer des lavages de cerveaux. Le début du livre nous fait remonter prés de trente ans en arrière, à une époque où Jim Jones et sa trop fameuse secte organisait un suicide collectif en Guyana. Point de départ du livre, l’aventure d’un rescapé de cette folie humaine est l’occasion de patauger jusqu’au cou dans l’horreur et le malsain. » Commenté le 5 septembre 2007 | |
| Pig Island de Mo Hayder - Autant j'avais aimé , autant je reste un peu sur ma faim avec ce Pig Island. Enfin façon de parler, car ce livre vous couperait plutôt l'appétit et vous ferait même vomir tant il flirte avec le sanglant, la putréfaction, la pourriture des corps et le satanisme. On est donc très loin d'un /index.php car la chère blonde Mo Hayder, britannique douée, a décidé de faire dans le très gore, le très gothique, le très déviant sexuel, zoophilie en prime, en un mot un thriller diabolique (au sens premier du terme). » Commenté le 19 août 2007 | |
![]() | Tout ce que Vous Direz Pourra être retenu contre Vous de Laurie Lynn Drummond - Beaucoup d'humanité dans un monde de brutes. Surtout quand les brutes sont cinq jeunes femmes, qui n'ont pas froid aux yeux, qui font un job difficile dans un monde d'hommes, qui se posent des questions, en clair des femmes flics. Le premier livre de Laurie Lynn Drummond, ex-flic de Baton Rouge en Louisiane, est un recueil de nouvelles mais qui a la cohérence d'un roman, avec en fil conducteur le vécu réaliste de ces cinq femmes flics et de leur difficulté à supporter au quotidien un métier où elles côtoient mort, violence, viol et tourments personnels. Ce premier livre, très réussi, est bien dans la veine /index.php car il s'attache aux faits bruts, à l'action, aux comportements, mais aussi et surtout, aux réflexions basiques ou métaphysiques de ces femmes face à leur relation avec ce métier. » Page publiée le 6 août 2007 |
![]() | Baka de Dominique Sylvain - Baka !, Non, non, je ne vous insulte pas en japonais (baka veut dire idiot ou con dans la langue de Mishima), mais il s'agit tout simplement du titre du dernier et premier livre de Dominique Sylvain. Premier roman car publié en 1995, dernier car réécrit et actualisé en 2007. Je suis donc tombé sous le charme du style de Dominique Sylvain, direct, déroutant, emprunt parfois de fantastique sans rien concéder à la complexité et aux rebondissements de l'intrigue. Et puis, le roman se passe à Tokyo, ville pour laquelle j'ai plus qu'un faible, mélange de cauchemar de banlieue, Sarcelles à la puissance dix, de modernité et de tradition, avec sa faune improbable de yakusas, de politiciens corrompus, d'ados reclus volontaires (hikikomori), d'hommes de mains de la mafia japonaises (chimpura), de gaijins (étrangers pour les japonais). » Page publiée le 6 août 2007 |
![]() | La Souffrance des Autres de Val McDermid - D'habitude, je n'aime pas trop les histoires de Serial Killer, car ceux-ci ont définitivement basculé de l'autre côté du miroir et naviguent dans les eaux profondes et troubles de la pathologie extrême. Pas assez d'humanité, trop de sang, trop de déviances, trop de perversités, trop d'abominations, alors qu'à dose mesurée, ces ingrédients font le sel et la saveur de tout bon polar. Mais justement La Souffrance des Autres de Val McDermid traite de la profondeur et de l'épaisseur de chacun d'entre nous à travers ses faiblesses, ses fêlures, ses forces et sa capacité à surmonter ses propres ambiguïtés face à l'adversité. Chacun possède ses zones de mystères et nul n'est tout bon ou tout méchant. Le manichéisme et ses logiques simplistes ne sont pas de mise dans ce superbe livre de Val McDermid, qui manie la pâte humaine et qui nous dérange comme personne. » Page publiée le 21 juillet 2007 |
| Une Erreur Judiciaire de Anne Holt - Captivant, profond, psychologique, bien ficelé, le livre de Anne Holt est à l'image de l'école scandinave chère à ou et objet d'un dossier spécifique sur ce site avec le . J'y ajouterais même ici pour cette Erreur Judiciaire, un côté angoissant du livre, lié au thème de l'enfance maltraitée avec une série de disparitions et meurtres d'enfants, qui met vite mal à l'aise. Pourtant l'intrigue vous prend par le collet très rapidement pour ne pas vous lâcher et vous traîner, je dirais même vous entraîner dans les recoins d'une enquête qui parcourt près de 50 ans de la société norvégienne. » Fichier attaché le 20 juillet 2007 | |
| Derniers Verres de Andrew McGahan - Polar profond, agréable, qui touche aux tourments de l'âme et aux fêlures internes. Quand on est alcoolique repenti, journaliste dans le journal d'un bled perdu du Queensland, qu'on coule, ma fois, une vie paisible, voir en pleine nuit resurgir son passé trouble que l'on a mis prés de dix ans à enfouir très profond et même à réussir à vivre avec, c'est vraiment dur d'autant plus quand cette irruption prend la forme pour le moins désagréable du meurtre horrible d'un de vos anciens compagnons de fortune. Car fortune, il y avait dix ans auparavant quand Georges était un journaliste reconnu, qu'il vivait la grande vie au prix de quelques arrangements avec la loi et la morale. » Page publiée le 24 juin 2007 | |
| Les Esclaves de Paris d'Emile Gaboriau - Une curiosité ! Émile Gaboriau (1832 -1873) est considéré comme le père du roman policier. Les éditions Manucius re-publie enfin Les Esclaves de Paris. Les Esclaves de Paris paraîtront en feuilleton dans Le Petit Journal en 1867. L'ouvrage en conservera le style haletant et enlevé propre à "happer" le lecteur jusqu'à la dernière page. Situé entre l'Affaire Lerouge et Monsieur Lecoq, il fait partie de la grande saga policière de Gaboriau et est sans doute l'un de ses romans les plus accomplis; bizarrement il est également l'un des moins connus et n'a pas été republié depuis 1936 alors qu'il connaît des rééditions régulières en Angleterre et aux États-unis. Son premier opus l'Affaire Lerouge connaît un immense succès. On y découvre le personnage emblématique de son œuvre, Lecoq, agent de la sûreté, puis célébrissime commissaire qui inspirera Conan Doyle dans la création de son fameux Sherlock Holmes. » Modifié le 12 juin 2007 | |
| Ikebukuro West Gate Park de Ira Ishida - Marre des brutes au regard profond, des durs à cuire style , envie de retomber en enfance et de croire que tout peut réussir avec un chef de clan sympa, des potes toujours partant et de l'entraide pour de nouvelles aventures. Alors plongez vous dans Ikebukuro West Gate Park de Ishida Ira. Ikebukuro est donc un quartier commerçant de Tokyo, où se côtoient étudiants sur le retour, yakuzas pur jus, lycéennes japonaises qui n'ont pas froid aux yeux et en uniforme (micro jupes, socquettes blanches), en un mot le terrain de jeu du héros du livre : Mokoto, ancien étudiant qui glandouille à droite à gauche. Confronté à la difficulté, il se découvre des talents d'enquêteur, de sauveur, de grand frère comme on dit maintenant dans les banlieues chaudes et de chef de bande, plutôt style Club des Cinq que Cosa Nostra. » Page publiée le 3 juin 2007 | |
| Drama City de Georges P. Pelecanos - Chronique douce amère de la vie d'une cité et d'un milieu au travers du filtre de deux personnages ordinaires et attachants car solides et fragiles à la fois, confrontés à leurs propres démons, penchants et autres contradictions. Drama City n'est pas à proprement parlé un polar, il s'agirait plutôt d'un livre sur la rédemption, le respect de soi-même, la difficulté de vivre avec ses fautes et in fine la capacité à se racheter. Evidemment, ce ne sont pas les beaux quartiers de Washington DC que nous dépeint ici Pellecanos, mais comme à son habitude, la noirceur des faubourgs blacks et chicanos que se partagent les bandes rivales et les dealers de drogues. La violence et les flics y sont forcément présents, mais plutôt comme environnement incontournable d'une époque plus âpre que jamais. D'ailleurs, les deux personnages principaux, Lorenzo Brown et Rachel Lopez sont loin d'être des saints. » Page modifiée le 15 avril 2007 | |
| Le Script de Rick Moody - Pénible, décousu, quelques perles mais par trop ennuyeux. En un mot, profondément décevant ! J'aurais aimé pouvoir vous dire que ce livre (vaguement apparenté au polar) est une formidable plongée dans l'univers de la télé (d'où le fameux script du titre), une description sans concession des futilités de ce monde des apparences et des faux-semblants, d'un pamphlet sur les ravages du consumérisme et du cynisme qui l'accompagne. Que nenni, trop de digressions décousues, certes parfois intéressantes et drôles, des personnages auxquels on a du mal à s'attacher, un zapping constant qui font l'effet de suivre plusieurs téléfilms en même temps avec en prime des interruptions par des pages de pub. Alors évidemment on trouve ici ou là des moments de bravoure, mais perdus parmi cette logorrhée littéraire, ils en perdent tout sens et donne au livre un aspect fourre-tout (pour ne pas dire bordélique) très déplaisant à la longue. D'ailleurs, j'ai eu un mal fou à le finir ! » Page publiée le 27 mars 2007 | |
| Soul Circus de Georges Pelecanos - Petites histoires dramatiquement banales d'une banlieue de Washington D.C, avec ses dealers de seconde zone, ses caïds à la petite semaine, ses gars à la coule qui connaissent les combines et ses flics ou privés attachés à leur quartier. Chroniques douces amères, bercées de musique soul (une discographie d'enfer avec en vrac les Stylistics,.....), des virées dans la bagnole du privé au son de l'autoradio, entrecoupées de quelques fulgurances de violence pure. On y retrouve un héros, Derek Strange, privé d'origine afro-américaine (autrement dit noir) qui enquête dans les banlieues chaudes de Washington D.C pour empêcher la condamnation à mort d'un leader de la pègre locale. » Page modifiée le 27 mars 2007 | |
| Les Brumes du Passé de Leonardo Padura - C’est avant tout le livre d’un Cuba, atrocement réaliste, héritier d’un paradis rêvé mais perdu, d’une nostalgie tragique car toujours incapable de dépasser la résignation de toute une génération et encore assombrie par la stature de Castro (même affaibli, donné quasiment mourant et réapparu dernièrement). Trois choses m’ont plu dans ce livre :
l’idéalisme de Mario Conde, résistant aux chimères de gains énormes pour succomber de probité et d’un respect nostalgique devant la beauté, la rareté et la valeur historique et affective des livres qu’il découvre,
l’enchevêtrement des passions conduisant au meurtre, centre de l’énigme policière, qui nous promène, par la grâce et la puissance de la plume de Leonardo Padura, au travers des tourments d’une île où sévit la misère, pécuniaire, affective, sexuelle, mais qui tente de conserver intact son instinct de survie et sa flamboyance passée,
la mélancolie douloureuse et avouée de l’auteur devant un Cuba dévasté, désenchanté après tant de promesses et passions inassouvies, hébété comme un boxeur groggy au sortir d’un rêve qui n’aura duré que l’instant d’une révolution. » Page publiée le 3 février 2007 | |
| Bon Anniversaire Gabriel de Luiz Alfredo Garcia-Roza - Singulier, atypique, parfois envoûtant, cet anniversaire brésilien nous amène doucement vers une fin qui nous laisse sur notre faim ! Le point de départ est un peu bizarre car Gabriel vient rencontrer le commissaire Espinosa pour lui signaler qu’il va commettre un meurtre avant son prochain anniversaire mais sans en connaître ni la victime, ni le motif ni même la date. Tout ceci à cause de la prédiction d’un voyant faite quelques mois plus tôt. Vous me direz que ce Gabriel est bien crédule et naïf, voire même un peu fou. Soit, mais quand les rues de Copacabana commencent à se peupler des cadavres qui apparaissent autour de ce Gabriel, force est de constater la dure réalité des faits. Et ce n’est pas la fine pluie tombant sur Rio de Janeiro et le vent hivernal balayant les plages qui vont venir alléger cette ambiance plombée dans laquelle se glissent quelques personnages intéressants : Irène, belle plante brésilienne, pour laquelle le commissaire se reconvertirait bien (temporairement) en jardinier, Hidalgo, voyant ayant des dons indéniables d’escroquerie, ou encore la maman de Gabriel, engagée dans une croisade pour sauver son fils d’un démon que même l’église ne reconnaît pas. » Commenté le 31 janvier 2007 | |
| Plender de Ted Lewis - Un regard sur ce livre puisqu'il fait l'actualité avec le Film à retrouver sur le site. Quand le chantage est un Business et quand l'humiliation sociale et adolescente tourne à la vengeance machiavélique quelques année plus tard. Plender est tout cela et plus encore avec des personnages complexes, des situations très bien construites, comme le roman lui-même où les deux principaux protagonistes, Plender et Knott, se renvoient alternativement le vécu et l’analyses des situations et de leurs réactions. Celui qui manipule l’autre n’est pas pour autant à l’abri des surprises et la victime peut être par ailleurs bourreau, égoïste, vicieux, pervers et veule ! Petit retour donc vers l’histoire du livre : » Page modifiée le 3 janvier 2007 | |
| Flambeur de Thierry Crifo - Que vous soyez cadre supérieur, smicard, beau gosse, boulanger, commercial, plein aux as, médecin, égoïste ou chômeur, si vous êtes flambeur, alors bienvenu dans cet univers impitoyable qui fera de vous un handicapé de la vie. Le monde du jeu est un monde où le flambeur ne lâche rien, même et surtout justement quand il faudrait tout laisser tomber, un monde où les petites manies, les rituels, les superstitions, sont autant de chausse-trappes qui vous plongeront dans la noirceur la plus complète. » Page modifiée le 28 novembre 2006 | |
| Passé Parfait de Léonardo Padura - Nostalgique, mélancolique, on finit ce roman avec du bleu à l’âme et au cœur pour ce flic cubain, désabusé, héros ordinaire du Cuba d’aujourd’hui, bien loin des utopies politiques ou plutôt revenu de ces illusions perdues. La Havane en 1989, le lieutenant Mario Conde est chargé d'enquêter sur la disparition mystérieuse du directeur d'une grande entreprise à la
socialiste, Rafael Morín qui était étudiant avec lui. Flash Back dans son passé, amis d’enfance, vétéran des guerres d’Angola, amours perdues ou jamais assouvies, le flic cubain noie sa lucidité sur le sens donné à sa vie dans le rhum, histoire de ressembler à son auteur favori, Hemingway, en looser
magnifique. » Page publiée le 29 août 2006 | |
| Avec les pires intentions d'Alessandro Piperno - Une saga familiale brillante, éloquente, bavarde, Avec les pires Intentions d’Alessandro Piperno nous conte les tribulations d’une famille de la bonne bourgeoisie juive romaine, les Sonnino, avec sa figure emblématique, le grand-père Bépy, hâbleur, futile, égoïste, coureur de jupons invétéré et jouisseur impénitent. Mais son petit-fils, Daniel, le narrateur timide et torturé va se charger de lui régler son compte, enfin pas tout à fait ! Car le livre est une vaste entreprise de déboulonnage d’un monde, d’une société et d’une certaine idée de la judaïté. » Page publiée le 20 juin 2006 | |
| La Fille Tatouée de Joyce Carol Oates - Complexe, dérangeant, fouillé, intelligent, brillant et finalement vous laissant un goût amer dans la bouche !"La Fille Tatouée" de Joyce Carol Oates est un livre multiple, semblable à une randonnée qui vous ferait découvrir des paysages aussi variés que magnifiques, mais toujours
éclairés avec une lumière subtile et ciselée. S’agit il d’un affrontement de deux mondes, l’un cultivé,hautain voire méprisant et l’autre rural, inculte et limité, de la relation maître-serviteur avec son cortège de haine, d’incompréhension, d’amour contrarié ou encore d’une relation amoureuse, certes improbable mais puisant sa source dans le corps, la chair la sueur et le sexe. Ce livre (pas franchement un polar) c'est tout cela et encore
plus, une des trames du livre étant l’antisémitisme et son fondement au mieux dans l’ignorance et l’obscurantisme, au pire dans le déni historique cher aux révisionnistes. » Page publiée le 26 mai 2006 | |
| Déjanté de Hugo Hamilton - Plutôt que Déjanté, le dernier Hugo Hamilton, se déguste torturé, subtil, voire métaphysique. Car il s’agit bien ici des états d’âme et des angoisses existentielles de Pat Coyne, "garda" irlandais, face à ses responsabilités de père (va-t-il réussir à construire la balançoire du jardin pour ses enfants), ses relations conjugales et son incapacité à dire simplement « je t’aime » à Carmel, sa femme et évidemment son rôle de flic irlandais face à l’arrogance et l’impunité de l'ennemi public n°1 de Dublin, "Drummer" Brannighan. » Page publiée le 14 mai 2006 | |
| La Fascination du Noir, ou le Noir dans l'art - Un petit détournement pour vous signaler un livre d'art qui traite de la couleur noire : Le Noir par Gérard-George Lemaire. Quel rapport avec le polar ? Pas grand chose si ce n'est que le noir va si bien au roman noir et au polar. Nuits noires, enfer, âme sombre voire noire, violence, douleur, personnages d'une noirceur profonde sont souvent les ingrédients d'un bon polar. Mais dans ce livre, Il s'agit plutôt de magnifier cette couleur au travers des plus grands artistes (principalement des peintres) et de creuser la relation particulière de la symbolique du noir avec la culture occidentale. » Page publiée le 12 mai 2006 | |
| Déviances de Richard Montanari - Efficace, très efficace, un peu trop efficace même le livre de Richard Montanari, Déviances. Une fois commencé on a du mal à le lâcher, on se surprend à vouloir savoir rapidement la suite, signe d’un bon Polar. Mais cet enthousiasme et cette impatience sont tempérés par un arrière goût de déjà vu, ou plutôt de recette parfaite. C’est donc parti pour une petite collection (certes bien ficelée) de tous les clichés incontournables du genre : le tueur en série, fervent bigot, qui enlève puis assassine des adolescentes en les mutilant atrocement, le duo improbable d’inspecteurs avec le flic vétéran de la police criminelle, Kevin Byrne, revenu de tout, et sa nouvelle coéquipière, Jessica Balzano, bleubite tout de suite professionnelle malgré son châssis de rêve, les vrais faux suspects, l’ordure de journaliste de tabloïd, la pressions des notables (ici l’église puisque les meurtres tournent autour des rosaires, d’où le titre anglais the Rosary Girls), les problèmes de couples des flics, enfin la totale… » Page publiée le 19 avril 2006 | |
| De l'Eau dans le Gaz - Eh non, il ne s'agit pas de fusion entre Suez et GDF mais bien d'un Polar, écrit par Sylvain Pettinotti qui s'est mis à l'écriture d'un premier polar à la fin des années 90. Aujourd'hui, il vit, enseigne et écrit à Lans en Vercors, près de Grenoble. En plus, il vient de créer sa propre "micro-structure d'édition", les Editions Reflets Noirs. Le premier titre publié est évidemment son premier roman "De l'eau dans le gaz" (sortie prévue le 11 avril 2006 et je ne l'ai pas lu, pour l'instant). Il s'agit d'un polar urbain dont le personnage principal est un détective privé. » Page publiée le 17 avril 2006 | |
| Objets Trouvés de Luiz Alfredo Garcia-Roza - Rio de Janeiro, ses plages ensoleillées, Copacabana, les rythmes de samba, le carnaval. Eh bien non, vous ne retrouverez pas forcemment tous les clichés brésiliens dans ce roman mettant en scene l'inspecteur Espinosa, digne successeur de Pepe Carvalho, le commissaire barcelonais. Dans Objets Trouvés, on est plutôt confronté au Rio sordide, avec ses gamins des rues, proies faciles pour les prédateurs urbains, brulés vifs pendant leur sommeil, avec ses putes au grand coeur ou prêtes à tout pour s'en sortir, la corruption de la police, des cadavres à la pelle. » Page publiée le 21 janvier 2006 | |
| Ne pardonne jamais de Lee Child - Un titre un peu choc pour une nouvelle plongée choc avec Jack Research le personnage emblématique de Lee Child. Je vous ai je crois parlé des épisodes précédents. Petit rappel : Jack est un ancien haut gradé de la police militaire qui en a bavé autant qu’il en a fait bavé. Il est out tout en gardant d’excellents anciens contacts, il est on the road. Le corps et l’âme bourrelés d’anciennes cicatrices qui portent le nom de tous les conflits des USA de ces dernières années et d’affaires les préparant, les animant derrière les coulisses. Pas un amateur, Jack. » Page modifiée le 5 décembre 2005 | |
| Blacksad Tome 3 - Cet article a été écrit par Zanimarre : Le premier album de la série, publié chez Dargaud en 2000, a immédiatement créé l'impression qu'un classique était né. La série Blacksad met en scène un privé comme on les aime plongé dans un univers d'une exceptionnelle beauté graphique. Cela n'en fait pas une bédé exempte de défauts. Chaque histoire transpose les années 30 étasuniennes dans un monde où les héros ont des corps plus ou moins humains et des têtes d'animaux. Blacksad le privé est un beau chat noir au corps d'athlète - sur son passage les minettes se pâment, bien sûr. Les décors et les costumes sont ceux de la bonne vieille Amérique des pin-up qui portaient des maillots de bain que les starlettes d'aujourd'hui prendraient pour des robes de nonnes. Quant au point de départ de chaque histoire il est politique : le pouvoir de l'argent (T.1 : Quelque part entre les ombres), la guerre pour la domination du monde par la race blanche menée par des milices racistes (T.2 : Arctic-Nation), et, enfin, l'après-guerre, avec ses scientifiques au passé douteux et ses anti-communistes amateurs de petites listes noires (T. 3 : Âme rouge). » Page publiée le 4 décembre 2005 | |
| Humphrey Bogart : La vie comme elle va de Jonathan Coe - Cette critique est la première contribution extérieure à mon site et est l'oeuvre de Zanimarre que l'on peut retrouver ici. Take it and like it !Je suis venu à ce livre en faisant des recherches pour mon prochain polar qui reprendra le héros de Zanimarre (Amalthée, 2005) en le plongeant dans un club à la manière de Chez Rick qui, dans le film Casablanca (1942) sert de décor à une microsociété d'exilés européens au prise avec l'administration collabo pendant la deuxième guerre mondiale. Tous n'ont qu'un rêve : "s'envoler pour l'Amérique. Et, dans l'univers clos de Chez Rick, quatre personnages s'affrontent : Victor Lazzlo, le héros résistant, Rick, l'américain cynique, le chef de la police locale loyale à Pétain, et le représentant des Allemands au Maroc. Les enjeux : sauver un symbole de la résistance en Europe et se tirer à la fin avec Ingrid Bergman." » Page publiée le 24 novembre 2005 | |
| Million Dollar Baby de F.X.Toole - Million Dollar Baby, non ce n'est pas Amelie Mauresmo qui vient de gagner le Master de tennis et accesoirement un million de dollars, mais c'est surtout et avant tout un recueil de nouvelles écrit par F.X. Toole de son vrai nom Jerry Boyd, entraîneur et soigneur de boxe professionnel, à la retraite (et décédé depuis la parution du livre). Une des nouvelles a été adaptée au cinéma dans le trés beau film film de Clint Eastwood qui a remporté 4 oscars en juillet dernier. » Page publiée le 19 novembre 2005 | |
| Havana Room de Colin Harrison - Tout simplement décevant ... Certes parfois bien écrit, mais peu captivant, peu crédible, mal structuré à la limite du caricatural ! Vous me trouvez un peu dur ? alors suivez le guide : Ca commence avec une situation bien établie de l’avocat new-yorkais Bill Wyeth à qui tout réussit : loft à Manhattan, femme et enfant, mais du jour au lendemain, tout s’écroule, pourquoi ? Parce qu’un enfant meure par sa faute d’avoir…..bu un verre de lait !! Passons sur la vraisemblance, mais c’est le point de départ d’une descente aux enfers, qui est narrée comme ……un voyage organisé au Club Med. » Page publiée le 10 novembre 2005 | |
| L'homme qui Souriait de Henning Mankell - Parodoxal : "L'homme qui Souriait" engendre une certaine tristesse mélancolique !!Normal, l'inspecteur Kurt Wallander (si cher à Henning Mankell) ne va pas fort, démarre le roman en pleine dépression (après avoir abattu un homme en légitime défense dans un roman précédent) et décide même de quitter la police. Mais le naturel revient au galop et le voila aux prises avec deux meurtres d'avocats, un petit pavillon suédois piégé par une mine et sa voiture plastiquée. De quoi largement l'empêcher de mariner dans son jus et le soustraire à son introspection personnelle pour le replonger dans le grand bain des énigmes policières. » Page publiée le 1er novembre 2005 | |
| Pour le Meilleur et Pour le Pire de Gunnar Staalesen - C'est le deuxième ouvrage de Gunnar Staalesen où l'on retrouve Varg Veum , détective privé en mal être. Curieusement le roman démarre sur un petit garçon qui vient le trouver pour une pseudo enquête va le mener bien plus loin que prévu et devenir aussi déroutante que peut l'être le romancier. Une banlieue froide (dans tous les sens du terme) de Bergen (ville chère à Varg Veum) est le théâtre de vies difficiles, gâchées, monotones et parfois sans espoir. » Page modifiée le 18 octobre 2005 | |
| Celui qui a Peur du Loup de Karin Fossum - Avec Celui qui a peur du loup, Karin Fossum, déjà surnommée "la reine du crime en Norvège", surprend l'amateur de polars (venus du froid, mode oblige en ce moment) car ce qui l'interesse ici semble moins être l'intrigue liée au meurtre d'une veille dame et à un braquage, que les délires et sensations psychiques d'Ekkri, un pensionnaire de l'asile et suspect idéal. » Page publiée le 18 octobre 2005 | |
| PaperBoy de Pete Dexter - Ce roman trés noir, vous fait pénétrer un monde très particulier, celui du sud profond des Etats-Unis, en Floride en 1965, poisseux, sensuel, violent, intolérant, raciste car l'histoire tourne autour de Thurmond Call, shérif du comté de Moat (Floride) qui est assassiné avoir avoir lui-même dans sa carriere tuer prés de 16 noirs. Oui mais son 17ième meurtre est celui d'un blanc de la même famille que Hillary Van Wetter. » Page publiée le 15 octobre 2005 |

















